Mohammed Hosni Moubarak

Hosni Moubarak, le 8 décembre 2003.

Mohammed Hosni Said Moubarak, parfois orthographié Muhammad Hosni Mubarak ou simplement Hosni Moubarak, (4 mai 1928 - ) est le président de l'Égypte depuis le 14 octobre 1981. Il était devenu vice-président à l'issue de son ascension dans l'armée de l'air égyptienne, et succéda à Anouar el-Sadate après l'assassinat de ce dernier, le 6 octobre 1981.

En tant que président de l'Égypte, il est considéré comme l'un des chefs d'État les plus puissants du Moyen-Orient. Le contrôle de Moubarak sur l'Égypte est très large et il est globalement considéré comme un autocrate, certes modéré. Il est connu pour sa position neutre sur le conflit israélo-palestinien ; il est d'ailleurs souvent impliqué dans les négociations entre les deux factions.

Biographie

Moubarak est né le 4 mai 1928 à Kafr-El Meselha en Égypte. Après le lycée, il entre à l'Académie militaire égyptienne, où il obtient un diplôme en sciences militaires. En 1950, il entre à l'Académie de l'Armée de l'air égyptienne, où il obtient un diplôme en sciences de l'aviation, terminant major de promotion. Depuis lors, il progresse régulièrement dans la hiérarchie, en occupant successivement les postes de pilote, d'instructeur, de chef d'escadrille et, enfin, de commandant de base. En 1964, il est nommé à la tête de la délégation de l'armée égyptienne en URSS.

Des années 1967 à 1972, lors de la guerre d'usure entre l'Égypte et Israël, Moubarak est nommé Directeur de l'Académie de l'armée de l'air et responsable du personnel de l'armée de l'air. En 1972, il devient Commandant de l'armée de l'air et Ministre des affaires militaires. En octobre 1973, à la suite de la Guerre du Kippour, il est à nouveau promu. En avril 1975, il devient vice-president de l'Égypte et, en 1978, il est choisi vice-président du Parti national démocratique (PND).

Présidence

Après l'assassinat du président Anouar el-Sadate par des islamistes, Moubarak devient président de la République et du Parti national démocratique. Il est réélu à la majorité lors des votes de 1987, 1993 et 1999, avec des scores supérieurs à 95%. La validité de ces élections est discutable, sachant qu'aucun autre concurrent ne s'est présenté, de peur de représailles. Elles entérinent le régime de parti unique.

Bien que la popularité de Moubarak ait augmenté avec le temps et que son rôle de leader du monde Arabe se soit solidifié dans les années 1980 et 1990, il a perdu graduellement le soutien populaire égyptien à partir du milieu des années 1990. La performance économique du pays avait été gâchée par des dépenses gouvernementales jugées excessives et par un secteur public engorgé.

La chute de popularité de Moubarak s'accélère avec la mise en lumière de la corruption de son fils Alaa lors d'affaires de marchés publics et de privatisations. Vers la fin de l'année 2000, c'est son autre fils, Gamal, qui fait l'actualité en gravissant les échelons du Parti national démocratique. Gamal réussit à intégrer une nouvelle génération de libéraux dans le parti et le gouvernement. La visibilité et l'influence de Gamal devenant toujours plus importantes, des rumeurs apparurent selon lesquels il serait préparé à succéder à son père à la tête de l'État. Ce dernier a néanmoins toujours nié cette éventualité. De plus, bien que Gamal Mubarak jouisse d'une certaine popularité auprès des Égyptiens, il paraît de plus en plus clair que toute tentative de transformation de la république en pseudo-monarchie héréditaire entraînerait une révolte populaire.

Moubarak s'opposa à la Guerre en Irak de 2003, arguant du fait que le conflit israélo-palestinien était prioritaire. L'Égypte était pourtant un membre de la coalition dans la Guerre du Golfe en 1991 et les soldats égyptiens étaient parmi les premiers à se rendre au Koweït pour refouler les forces irakiennes.

En juillet 2004, Moubarak accepte la démission du gouvernement égyptien et nomme un nouveau premier ministre. Le nouveau gouvernement est perçu positivement par de nombreux Égyptiens, et les conditions économiques du pays s'améliorent considérablement après une période de stagnation.

Hosni Moubarak a remporté la première élection présidentielle multipartite d'Égypte avec 88,5 % des voix, le vendredi 9 septembre 2005.


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Anouar el-Sadate

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